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Du bénéfice de l’altruisme

Publié le 25.11.21
Cette nouvelle pourrait passer inaperçue. Dans la rubrique économique, elle est détonne, elle étonne, donc elle attire mon attention. Un concept d’entreprise altruiste a été présenté dernièrement au forum économique de Glion.
D’après Isaac Gertz, co-auteur du livre "L'entreprise altruiste", ces organisations commerciales ou de service public donnent sans condition, et leur objectif premier n'est pas le profit. Elle met le client comme premier bénéficiaire plutôt que l'actionnaire ou le boss par exemple.
Ainsi votre médecin est plus préoccupé de votre santé que de sa future voiture de sport, votre banquier s’applique à vous fournir les meilleurs services plutôt qu’à vous vendre des produits risqués qui lui rapportent, vos assurances s’empressent de vous couvrir au mieux plutôt que de vous placer le nouveau contrat sur lequel il touche une grosse commission et votre garagiste s’applique à ce que votre voiture soit entretenue au meilleur coût et avec un service de qualité plutôt que de savoir comment rembourser sa vitrine de luxe imposée par la marque.

Ce n’est pas que ces différents points soient toujours incompatibles, c’est juste une autre priorité, ou la priorité donnée à l’autre plutôt qu’à soi-même.
Dans la définition offerte gratuitement par Wikipedia, le mot altruisme et l'adjectif altruiste s'appliquent à un comportement qui s'intéresse et se dévoue à autrui, ne procurant pas d'avantages apparents et immédiats à l'individu (ou l’organisation) qui les exécute.

Cela répond assez bien au traditionnel contradicteur qui s’empresse de claironner que l’altruisme n’existe pas et que c’est dans la nature de l’homme de tout faire dans son propre intérêt pour justifier son propre comportement.
Oui, il ne faut pas nier qu’il peut y avoir un retour sur investissement et il n’est pas étonnant que la suite de l’article nous informe que cette stratégie peut s'avérer très intéressante économiquement. Cela n’empêche que, même avec un bénéfice personnel à court ou moyen ou même très long terme, l’ordre des choses est renversé, il s’agit d’une révolution profonde.

Que l’on s’en étonne dans le monde économique ne me surprend pas, tant les idéaux de partage et de justice sociale ont perdu de force avec l’avènement de l’hyper capitalisme et du dogme du bénéfice à court terme. Mais cette valeur alternative de l’altruisme est tellement présente dans le discours et l’exemple de Jésus qu’elle devrait faire partie de notre base de vie à nous, chrétiens, croyants, marchant à la suite du Christ.
Ce Christ nous fait lui aussi des promesses de récompense, par exemple à celui qui donnera un verre d’eau, ou sa vie, pour ses amis… et pour tous ceux que Jésus aime !
J'aime, je partage

Matthieu 10.42

Si quelqu’un donne à boire un verre d’eau fraîche à l’un de ces petits parce que c’est mon disciple, il aura sûrement sa récompense.

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