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Inflation, inflation, quand tu nous tiens…

Publié le 16.6.22
Quels que soient les canaux d’informations que vous utilisez et à moins d’êtres naufragés sur une île déserte, il y a un sujet – je laisserai de côté la guerre et les pandémies, même s’il y a un lien direct – qui revient sans cesse, un mot lourd de conséquences pour nos vies de tous les jours : l’inflation.

Je suis tout sauf un économiste, mais lorsque je me suis aperçu que les réserves de mon budget de chauffage, basées sur mes dépenses de l’année précédente, devraient être multipliées par deux, la question a commencé à devenir concrète. Le principe de l’inflation est en fait très simple, il faut payer de plus en plus cher pour obtenir la même chose qui perd ainsi régulièrement de sa valeur, un cercle vicieux qui s’autoalimente de façon exponentielle.

En y réfléchissant un peu, l’inflation touche la plupart des domaines de nos vies, je veux dire en dehors de l’aspect financier. Prenons le langage, par exemple : à l’époque de mes parents, si un orateur avait dit « zut, le monde va mal… » on aurait trouvé ça outrancier et déplacé. Aujourd’hui, si quelqu’un dit – dans le même contexte – que les humains sur terre ne font que de la merde, cela ne soulève même plus un sourcil. Je ne parlerai pas des superlatifs démesurés qui tentent de compenser la pauvreté du vocabulaire ni de l’inflation dans la valeur accordée aux relations les plus intimes ; aujourd’hui coucher ensemble a moins d’importance qu’un baiser sur la joue à une autre époque…

Bon, je m’arrête avant que vous ne me classiez dans les vieux réactionnaires râleurs qui ne vivent que par l’implacable sentence « c’était mieux avant… » Je deviens vieux, c’est vrai. Je suis râleur, c’est vrai aussi, mais je ne pense pas que c’était mieux avant ou que ce sera mieux demain, le but de ces quelques lignes est simplement de souligner une bonne nouvelle. Mais si, ça existe encore ! Elle est simple et flamboyante : l’amour de Dieu n’est pas sujet à l’inflation. Il est éternel, infini, immuable, le prix est toujours au-delà de mes moyens – la vie même du Christ – mais il est toujours gratuit et disponible sans limites pour moi.

Ouf ! Un peu de stabilité dans un monde qui dérive dans une spirale infernale de perte de valeur. Il me semble qu’en économie, on appelle ça une valeur refuge. Un refuge qui, pour moi, se trouve dans le murmure de mon Dieu. Il emprunte les mots de Cabrel pour répéter sans cesse à mon âme : je t’aimais, je t’aime et je t’aimerai…
Romains 8.38-39

Oui, j’en ai l’absolue certitude : ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni le présent ni l’avenir, ni les puissances, ni ce qui est en haut ni ce qui est en bas, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous arracher à l’amour que Dieu nous a témoigné en Jésus-Christ notre Seigneur.

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