Si proches et pourtant si différents !

Publié le 9.6.22
Je rentre d’un voyage de trois semaines dans une région du monde, tout au nord de l’Europe, où tant de choses m’ont étonné, déconcerté, émerveillé.

Imaginez un pays où, par une température de 9 degrés, un ciel couvert chargé de menaces d’averses, un vent à décorner les vaches higlandaises, alors que vous êtes bien engoncés dans de chauds vêtements en goretex, vous croisez des hommes et des femmes en shorts et t-shirts, ou en robes légères.

Imaginez un pays où les hommes portent des jupes sans que cela semble choquer le moins du monde et soufflent dans une chose bizarre, tenant davantage du gaffophone que de l’instrument de musique et produisant des sons stridents, discordants et… très énervants.

Imaginez un peuple souriant, accueillant et extraordinairement généreux, parlant une langue qu’eux seuls peuvent comprendre.

Imaginez une terre de contraste aux couleurs violentes et changeantes, aux ciels en perpétuel mouvement.

Imaginez des fous de Bassan assez fous pour venir nicher par dizaines de milliers dans des falaises abruptes balayées par le vent et les embruns.

Imaginez le soir, l’odeur douce, des feux de tourbe, la fragrance subtile du whisky…

Non, ce pays n’est pas une terre imaginaire, ce pays se trouve à l’extrême nord de l’Écosse, dans les îles disséminées sur l’Océan. Si lointaines et pourtant, si proches.

J’ai été ébloui, fasciné, et parfois questionné par ce que j’y ai vu. Comment peut-on être à la fois si différents et si semblables ? Cela m’a amené à penser au Royaume des Cieux, à ce monde peuplé de personnes qui ne me ressemblent pas forcément, qui ne prient pas comme moi, ne chantent pas comme moi, n’envisagent pas Dieu comme je l’envisage et sont pourtant des enfants du Père. Cela m’incite à envisager une autre sorte de voyage : partir à la découverte de la foi, de la piété de ceux qui sont différents pour m’en enrichir et découvrir à travers eux de nouvelles facettes de l’amour du Père.
Jean 10.16-17

J'ai encore d'autres moutons qui n'appartiennent pas à cet enclos. Je dois aussi les conduire ; ils écouteront ma voix, et ils deviendront un seul troupeau avec un seul berger.

C'est pour cette raison que le Père m'aime, parce que je donne ma vie, pour ensuite la recevoir à nouveau.

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