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Un animal sur le grill ?

Publié le 5.9.22
En France, la femme politique écologiste Sandrine Rousseau accuse les hommes de manger trop de viande. En dehors de toutes les questions de genre, ici il s’agit des humains masculins dont la nourriture émettrait 41% de plus de gaz à effet de serre que celle des femmes. En cause, un goût trop prononcé pour les grillades. Dans ce débat, la question n’est pas le bien-être ou la protection des animaux, mais la problématique de la quantité d’animaux polluant de leur vivant, puis au barbecue, et de l’homme qui les exploite outrageusement pour sa satisfaction gustative, un peu, et pour son image virilo-macho, beaucoup. La grillade a-t-elle un apport bénéfique dans l’identité masculine ? Est-elle une occasion de réalisation, d’extériorisation de son être profond ? Est-ce la réminiscence des origines de l’homme lorsqu’il était chasseur et vivait sans se prendre la tête avec des problèmes compliqués à résoudre ? C’est ce que l’on pourrait supposer en idéalisant un peu la "masculinité", mais à la Genèse il y avait tout autre chose !

Dans la Bible, il n’y a malheureusement que quelques lignes qui précèdent la phase carnivore de l’humanité. Il semble que dans une harmonie première, les végétaux était suffisant pour la nourriture et la satisfaction de la race humaine, Ich et Icha confondus. Puis, dès le chapitre 3 de la Genèse, les fruits ne s’offrent plus gracieusement à l’homme sans réel effort, il lui faut se casser le dos pour extirper sa nourriture de la terre. C’est à ce moment que le cultivateur apparaît, suant dans son labeur, et que l’éleveurs de bétail fait paître ses troupeaux dont il tire le lait et peut-être le Gruyère…

Ce n’est que bien des générations et un déluge plus tard que Dieu fera une grande déclaration concernant le régime alimentaire de l’humanité. Humanité qui avait plutôt mal tourné puisque la méchanceté était généralisée. L’humanité et la terre sont pourries aux yeux de Dieu. La nourriture, on n’en sait rien, mais Noé en stocke une quantité pour nourrir ceux qui ont le privilège d’être sauvés dans son grand bateau.
Suite à cette terrible épreuve Dieu fait une nouvelle alliance avec Noé et ses descendants et au cœur de cette alliance il y a le passage à un régime carnivore … lié d’ailleurs au régime de la peur. Dieu donne les animaux pour nourrir l’humanité. Progrès ou concession, on s’éloigne du projet initial et de son idéal, il ne reste plus grand-chose de la belle harmonie, de la paix et de la douceur de vivre.

Comment devons-nous percevoir cette nouvelle étape ? Mystère. En tout cas, à l’heure actuelle, de nombreuses questions se posent dans notre rapport à l’animal. Écologie, respect de la vie, répartition des réserves de nourriture, exploitation et manipulation animale, pollution, véganisme, végétarisme sont des sujets qui reviennent régulièrement dans notre actualité. Avons-nous le courage ou l’envie de les aborder et d’en tirer des conclusions personnelles et communautaires ?
Je ne donne pas de réponses, mais je vais de ce pas préparer mes aubergines sur le grill … à moins que ce soit le mode de cuisson ou la cuisson elle-même qui soit cause de pollution excessive ? Dans ce cas, nous risquons bien de passer au tout cru, viande ou pas viande, quel que soit notre genre.
Genèse 9.1-3

Dieu bénit Noé et ses fils. Il leur dit : « Ayez des enfants, devenez nombreux, remplissez la terre. À partir de maintenant, tous les animaux de la terre, tous les oiseaux, toutes les petites bêtes qui se déplacent sur le sol et tous les poissons auront très peur de vous. Je vous les donne, comme je vous avais déjà donné les plantes. Maintenant, tout ce qui se déplace et qui est vivant servira à vous nourrir. Je vous donne tout cela.

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