2 Rois 24.14

14Nabucodonosor emmène en exil les habitants de Jérusalem : tous les chefs et tous les officiers de l’armée, c’est-à-dire 10.000 personnes. Il emmène aussi tous les artisans et tous les forgerons. Il ne laisse sur place que les gens les plus pauvres.

le Cappuccin'O Lire le passage dans son contexte
2 Rois 24

1Pendant qu’il est roi, Nabucodonosor, roi de Babylone, entre dans le pays de Juda. Yoaquim est sous son pouvoir pendant trois ans. Mais ensuite, il change d’attitude et se révolte contre lui. 2Alors le Seigneur envoie des bandes de voleurs babyloniens, syriens, moabites et ammonites. Ils détruisent le royaume de Juda, comme les prophètes l’ont annoncé de la part du Seigneur. 3Le Seigneur fait venir ces malheurs sur les gens de Juda pour les faire partir loin de lui. En effet, le roi Manassé a beaucoup péché. 4Il a fait mourir tellement d’innocents que la ville de Jérusalem a été inondée de sang. Et le Seigneur n’a pas voulu pardonner.

5Les autres actes de Yoaquim sont écrits dans « L’Histoire des rois de Juda ». 6Quand il rejoint ses ancêtres, son fils Yoakin devient roi à sa place.

7Le roi d’Égypte, lui, ne sort plus de son pays avec son armée. En effet, le roi de Babylone a pris toutes les régions qui étaient autrefois sous son pouvoir, depuis le nord de l’Égypte jusqu’à l’Euphrate, le fleuve de Babylone.

Yoakin, roi de Juda. Le roi de Babylone déporte des habitants de Jérusalem

8Yoakin devient roi à l’âge de 18 ans. Il est roi à Jérusalem seulement pendant trois mois. Sa mère s’appelle Nehoucheta. C’est une fille d’Elnatan, de Jérusalem. 9Il fait ce qui est mal aux yeux du Seigneur, exactement comme son père.

10À ce moment-là, l’armée babylonienne, commandée par les officiers du roi, monte contre Jérusalem et elle l’entoure avec ses soldats. 11Le roi de Babylone vient lui-même attaquer la ville, pendant que ses soldats l’entourent. 12Alors Yoakin, roi de Juda, se rend au roi de Babylone avec sa mère, ses officiers, ses notables et ses fonctionnaires importants. Nabucodonosor les fait prisonniers la huitième année où il est roi de Babylone.

13Il casse tous les objets en or que le roi Salomon a fait fabriquer pour le service du Seigneur. Puis il emporte tous les trésors du temple et du palais royal, comme le Seigneur l’a annoncé. 14Nabucodonosor emmène en exil les habitants de Jérusalem : tous les chefs et tous les officiers de l’armée, c’est-à-dire 10.000 personnes. Il emmène aussi tous les artisans et tous les forgerons. Il ne laisse sur place que les gens les plus pauvres. 15Il emmène à Babylone le roi Yoakin, sa mère, ses femmes, ses officiers 16et les gens importants de Juda. Tous partent en exil. Nabucodonosor emmène à Babylone : 7.000 militaires, 1.000 artisans et forgerons, ainsi que tous ceux qui peuvent combattre à la guerre.

17Ensuite, il désigne comme roi de Juda l’oncle de Yoakin, Mattania. Il change son nom et il l’appelle Sédécias.

Sédécias, roi de Juda

18Sédécias devient roi à l’âge de 21 ans. Il est roi à Jérusalem pendant 11 ans. Sa mère s’appelle Hamoutal. C’est une fille d’Irméya, de la ville de Libna. 19Sédécias fait ce qui est mal aux yeux du Seigneur, exactement comme Yoaquim.

20C’est le Seigneur qui, dans sa colère, fait venir ces malheurs sur Jérusalem et sur Juda, et qui les rejette loin de lui.

Et Sédécias se révolte contre le roi de Babylone.

La bénédiction du pauvre

Est-ce qu’il vaut mieux être riche et déporté, ou pauvre et rester chez soi ? Jérusalem ressemble un peu à Gaza aujourd’hui et les pauvres qui n’avaient déjà rien avant, ne peuvent même pas profiter du faste dont les riches se sont délectés jusqu’au moment de l’exil.
Ce sont les pauvres qui auront la mission précieuse de préserver dans cette ville en ruine l’identité de la nation. Ils n’ont pas forcément conscience de ce rôle, tant ils sont dans une dynamique de survie. Pourtant leur simple présence et leur vie misérable permettront à ce pays et à cette ville de ne pas devenir un total no man’s land, ou qu’ils soient intégralement squattés par des étrangers.
Vis-Le

À méditer

Parfois on se sent petit, voire méprisable, et pourtant, on a un rôle à jouer sans en être complètement conscient.
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